Plainte pour esclavagisme moderne contre Vinci Construction

Par   21 avril 2015

Sherpa, une association, dont le but est de défendre les personnes victimes de crimes économiques, a porté plainte contre Le VCGP ainsi que les leaders français de QDVC. La société de BTP est accusée de travaux forcés, de recel et de contrainte à la servitude vis-à-vis des salariés migrants au Qatar pour la coupe du monde 2022.

‘Le Parisien’ vient de dévoiler la plainte déposée par Sherpa qui accuse l’entreprise de BTP de faire travailler ses ouvriers tels des esclaves sur ses chantiers au Qatar.

La filiale QDVC du groupe français a obtenu le contrat pour les préparatifs de la Coupe du Monde 2022. C’est ce qui lui a permis de recruter de nombreux travailleurs directs ou des sous-traitants pour œuvrer sur les divers chantiers au Qatar. Selon Sherpa, cet esclavage moderne se traduit par différents gestes. Les travailleurs vivent et travaillent dans des conditions non conformes au droit humain et aux lois locales et internationales. Il est fréquent que les employés meurent ou se blessent sur le chantier. L’organisme ajoute aussi que ces salariés n’ont pas le droit de garder leur passeport et ils sont menacés de toutes les façons s’ils prévoient de changer d’emploi ou de démissionner.

De son côté, le géant du BTP contredit cette accusation. Elle a affirmé n’avoir jamais enfreint les lois se rapportant au droit du travail ainsi qu’aux droits fondamentaux sur ses chantiers. Elle stipule aussi que les travailleurs gardent en eux leur passeport et travaillent dans les meilleures conditions. La firme avoue également qu’elle a toujours ouvert ses portes aux ONG internationales, syndics et journalistes qui veulent enquêter, une affirmation que Sherpa contredit totalement.

D’après la dirigeante de Sherpa, Laetitia Liebert, le fait de déposer une plainte contre Vinci Construction est un moyen pour contraindre celle-ci à respecter la loi relative au droit du travail. En parallèle, Sherpa invite la justice à enquêter sur la société en faisant signer des pétitions. Pour contrer Sherpa, Vinci Construction a également déposé une plainte accusant l’association de diffamation et de dévalorisation d’image. Pour prouver son innocence, il souhaite que les journalistes et les membres de Sherpa fassent une enquête auprès des chantiers en question.

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