Des problèmes dans le BTP

Par   16 septembre 2015

Lors de la conférence pour l’investissement qui s’est tenue en Haute-Normandie, les acteurs ont signé une charte contre les offres trop basses au niveau des commandes publiques. Cela a notamment pour objectif de favoriser une meilleure pratique afin de soutenir l’économie des régions, surtout dans le domaine du BTP. Cette charte lie la Haute-Normandie, l’État et plusieurs institutions à savoir les conseils départementaux, les sociétés de BTP, l’USH et les bailleurs sociaux.

Une procédure de redressement

On note depuis quelque temps que les sociétés locales ont des difficultés à décrocher un contrat lorsque les géants du BTP s’y mettent. D’après Philipe Hertel de SNET, les petites structures ne peuvent rivaliser lorsqu’il y a aussi peu de commandes, quand les emplois sont perdus, quand les prix ne cessent de baisser alors que le Code des Marchés Publics les approuve. Il ajoute que malgré de nombreux messages d’alertes envoyés aux pouvoirs publics, mais qui n’ont pas encore été entendus, les sociétés locales comme la sienne sont forcées à un moment donné d’abandonner.

Mais cette charte pourrait potentiellement être favorable à Philipe Hertel. C’est une procédure de redressement qui se focalise d’abord sur une meilleure gestion. Avec les 150 courriers expliquant l’importance de cette mesure, les pouvoirs publics devraient toutefois adopter une politique qui tient compte de la situation de chaque entreprise pour éviter leur disparition totale.

Des licenciements possibles

Même si la procédure est adoptée, Philippe Hertel est encore contraint de prendre des décisions délicates pour remettre à flot son entreprise. Il explique que c’est indispensable de prendre des mesures tant sur le plan social qu’économique en diminuant le parc matériel de la société et en supprimant 12 emplois. Le président de SNET affirme cependant qu’une entreprise comme la sienne reste indispensable au niveau local, car c’est ce genre de société qui peut intervenir au plus vite pour les travaux d’urgence, par exemple pour le déblayage de la neige. Toutefois, la fusion de la Basse et de la Haute-Normandie inquiète Philippe Hertel vu que cela va apporter davantage de concurrents.

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