Ces matériaux de construction toxiques

Par   17 juillet 2015

Plusieurs matériaux de construction, comme la peinture au plomb, contiennent des substances toxiques pour la santé. Quels matériaux sont donc conseillés et quels matériaux éviter ?

Dans l’Hexagone, la plupart des matériaux utilisés dans les gros œuvres sont minéraux : brique, béton, ciment, chaux, plâtre, etc. Heureusement, ils sont tous fiables. Selon le docteur Fabien Squinazi, la majorité des matériaux industriels sont soumis a différents tests pour mesurer la quantité de produits chimiques volatils émis et qui peuvent se dissiper dans l’air. Et selon ces tests, ces matériaux n’ont que peu ou aucune émission.

Pour le bois, il n’émet que peu de polluants, dans la limite où il est naturel. Mais pour sa conservation et afin d’accroitre sa résistance, il est soumis à des traitements utilisant des produits qui peuvent émettre des polluants dans l’atmosphère. Lorsque le bois est prévu pour l’intérieur, il est nécessaire de vérifier que l’étiquetage ‘Émissions dans l’air intérieur’ dispose de la mention A+. Pour être mieux rassuré, il est aussi préférable de s’informer auprès d’un professionnel aguerri parce que l’étiquetage à lui seul n’indique pas l’ensemble des polluants volatils.

Et les matériaux antipollution ?

L’usage de matériaux antipollution prend actuellement plus d’importance, comme le béton catalytique mouillé de dioxyde de titane. L’objectif est notamment de réduire le niveau de polluants. Le docteur Squinazi stipule que même si ces nouveaux matériaux semblent être efficaces, il faut toujours se méfier d’eux puisque les tests réalisés n’ont pas encore montré qu’ils sont réellement antipollution. Aussi, ce genre de matériaux peut éventuellement produire des émanations de substances secondaires dans le futur, ajoute-t-il.

Les plâtres photo-catalytiques figurent aussi parmi les matériaux antipollution les plus utilisés. Comme précédemment, ils ne disposent pas non plus d’une certification concernant leur réelle innocuité. En effet, ils contiennent une substance chimique prévue pour fixer les polluants. Avec le temps, cette substance peut emmagasiner trop de polluants, et il y a peut-être un risque de rejet, stipule le docteur Squinazi. Alors, il faut toujours se méfier de ces matériaux, même si les commerçants avancent toute sorte d’arguments à propos de la réduction de pollution, martèle-t-il.

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